Ciels en novembre

Quand je suis arrivée à Saillans, un jour limpide du onzième mois de l’année, la Roche avait mis son diadème fragile et blanc. Je retrouvais mon village à la fois doux et rude, nappé de bleu, coiffé du plomb plus sombre des nuées.

Il a fallu quelques heures à peine pour que les gros nuages lourds deviennent menaçants, pesants, gonflés…pas de pluie bienfaisante pour apaiser la colère des nues.

Climat soudain irrespirable et détestable. Que se passait il dans notre pays qui avait choisi de tout mettre en commun : les espoirs, le travail, le découragement, les mots amers, les angoisses du lendemain ?

Je partirai au douzième mois, persuadée que le ciel se trouvera du bleu, de l’espoir, du blanc de la sincérité et que l’air acide de l’hiver tout proche viendra vivifier les esprits chagrins pour laisser libre cours à la lucidité et à la paix.

Maguy Ailliot

2 réflexions au sujet de « Ciels en novembre »

  1. Il n’y a pas que les nuages et même les noirs sont beaux
    Saillans souffre du manque de souffle ..La brise en devient insupportable.
    Faire de la voile par force 0 devient un calvaire très vite.
    Oui les nuages de la tempête sont beaux. L’orage qui descend de la roche et irradie le noir de ses toiles incandescentes est beau. Il faut craindre l’orage car le sentiment est culture. La révolte est une culture. l’acceptation des actes subits est une absence de culture.On peut se voiler la face cinq minutes ,c’est humain la sixième est de trop.
    Pour ma part Dès la première seconde….c’est peut-être le privilège de l’age.
    Ainsi parlons de choses qui fachent.
    Les services départementaux de l’architecture ont depuis toujours pratiqué l’absurde . Tatillons à l’extrème pour certaines choses,ils peuvent être d’un laxisme à toute épreuve. C’est aux institutions communales d’intervenir pour réguler..Le projet de construction sur la place de la mairie tel qu’il s »expose impudique et brutal tous les jours au saillanson et l’étranger qui passe est un barbarisme sans précédent. C’est un outrage à la tradition et au présent
    Il façonne un avenir sinistre à l’image de ceux qui veulent y .habiter:
    Une France aux paysages géographiques et mentaux uniformisés ,asceptisée ,un paysage de centre commercial.
    Ne pas reconnaître cette évidence c’est se couper du passé ,du présent et du futur. C’est ouvrir grande la porte à TF1, le marchand de béton et l’extrême-droite. Il ne s’agit pas de détail.
    Alors dans cette optique les élections départementales?
    Le regroupement des cantons va accentuer la bureaucratie, voir la question de l’éclairage public. La DDE autrefois offrait par son caractère étatique des emplois stables et des prestations qui pouvaient être bonnes.
    La réforme de De Gaulle créant les conseils généraux outre qu »elle coûta très cher supprima la stabilité de l »emploi et introduit la corruption à grande échelle. La nouvelle réforme entérine définitivement le processus qui redevient SUR LE PAPIER départemental mais n »est en rien l’acquis social d’avant De Gaulle.
    Se plier à la réforme territoriale est accepter une perte de démocratie.
    Le premier geste est de refuser ce cadre et de ne pas voter.
    Je ne souhaite pas la grêle mais un bel orage peut être bénéfique.
    Le batiment n »est pas encore construit.

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